l’expression idiomatique chinose:卧薪尝胆

(l’expression idiomatique):卧薪尝胆

les expressions en lien avec  les événements particuliers à l’histoire de la Chine.

卧薪尝胆: (coucher, bois de chauffage,gouter, vésicule biliaire)
pinyin:     wò xīn cháng dǎn

traduction littérale: Un homme qui est couché sur du bois de chauffage,  goute une vésicule biliaire tous les jours.

traduction en français: coucher sur la paille et sucer du fiel  ruminer sa vengeance.

Cette histoire se déroule dans l’état de Yue(越国)(en 494av.J_C) .  Vaincu par l’empereur de l’état  de Wu (吴国l’empereur) , l’empereur Gou-Jian de l’état de Yue(越王勾践) se décida à prendre sa revanche. Afin de ne pas oublier l’opprobre qui avait couvert son pays déchu et de s’affermir dans sa résolution de se venger, l’empereur  Gou-Jian , couchait la nuit sur la paille et goutait souvent la bile d’une vésicule biliaire suspendue au mur de sa chambre . Cet exercice  de mortification
le rendit plus fort et  il finit par vaincre  l’Etat de Wu.   (P413)

Cette expression idiomatique issue de la véritable histoire de la Chine, ne peut être pas traduite littéralement en français, et il est difficile de comprendre sa signification.


les expressions en lien avec les contes traditionnels de la Chine.

 

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画蛇添足:(désigner,le serpent,ajouter,les pieds/les pattes)

pinyin:huà shé tiān zú

signification implicite: Dans le dessin du serpent, les pieds/les pattes ont été  ajoutées. Cette expression désigne une personne  qui fait des choses non seulement inutiles mais également inappropriées.

traduction en français: ajouter des pattes au serpent qu’on a dessiné ,c’est la cinquième roue du carosse. / Raconter un fait en y ajoutant du superflu , souvent des enjolivures.

l’expression chinoise vient  d’un livre très connu  « Les Royaumes Combattants » 《战国策·楚策》.  Autrefois, dans le royaume Chu,il y avait  un hôte qui possédait une cruche de vin de bonne qualité. Lorsqu’il recevait , cet hôte disait à ses invités: «je donnerai cette cruche de vin au  premier d’entre vous,qui aura  fini  de dessiner un serpent ». Tout le monde pensait que cette idée était bonne et juste.

Parmi les invités, il y avait un peintre très rapide. Lorsqu’il eut terminé son dessin, sûr de pouvoir boire ce vin, il tourna la tête pour regarder les autres qui n’avaient pas encore terminé leur dessin. Il pensa alors qu’ils étaient bien lents, et pour montrer sa compétence,il se mit à ajouter des pattes/des pieds au serpent qu’il venait de dessiner. Mais à ce moment là, une autre personne qui avait terminé son dessin, saisit la cruche de ses mains en disant: «  Avez-vous déjà vu un serpent? Un vrai serpent n’a pas de pattes/de pieds . Pourquoi donc lui en avez-vous dessiné?  C’est moi qui ai fini le premier le dessin du serpent. » .Et il but aussitôt le vin que que contenait  la cruche.

L’expression idiomatique 画蛇添足(huà shé tiān zú)(désigner,le serpent,ajouter,les pieds/les pattes) issue d’une histoire chinoise est intraduisible littéralement en français.

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