Fête des Lanternes

Fête des Lanternes


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«Yuanxiaojie» (元宵节) est bien connue en tant que « Fête des Lanternes » dans le monde. Ce jour est nommé «le Petit Nouvel An» ou «xiaoguonian» (小過年) en chinois, ou «shangyuanjié» (上元节).
A la tombée de la nuit du 15ème jour du 1er mois dans le calendrier lunaire, les familles sortent dehors, une lanterne à la main.
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Si les lanternes en papier (huadeng 花灯) illuminées à la bougie gardent leurs adeptes, on en trouve cependant de plus en plus en plastique et équipées de piles. Par ailleurs les effigies des personnages de dessins animés préférés des jeunes font désormais concurrence aux motifs traditionnels (animaux et plantes, scènes légendaires ou mythologiques).
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Ce jour là, chaque famille mange un dessert éponyme de la fête appelé «yuanxiao», constitué de boulettes de pâte de riz farcies (en majorité sucrées) cuites à l’eau, dont la forme arrondie symbolise la plénitude, la famille réunie et la satisfaction des besoins, mais aussi la fin du Nouvel An lunaire.
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Jouer aux devinettes écrites sur les lanternes est une activité populaire : celui qui trouve la réponse peut remporter un cadeau. Ce jeu intellectuel est né sous la dynastie des Song (960-1279), et a les faveurs de toutes les couches sociales.
Dans la journée, des représentations artistiques sont organisées: danse des lions, danse du dragon, danse du bateau, danse de yangge, danse aux tambourins et marche sur des échasses. Le soir, on admire en plus des lanternes des feux d’artifices magnifiques. Dans plusieurs villes, ils sont organisés par les autorités locales.

XI’AN ville chargée d’histoires.

XI’AN ville chargée d’histoires.


Article by Viviane Garrel

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Située sur les rives de la Wei He, l’ancienne capitale, dont l’histoire remonte à plus de 3000 ans, fait partie des plus anciennes cités de Chine. Elle fut capitale de la Chine pour la période ZHOU, ainsi que durant la dynastie QIN, des HAN, et des TANG.
Départ ou arrivée de la route de la soie, elle reste le berceau de la civilisation chinoise. Son patrimoine culturel attire beaucoup de touristes étrangers et Chinois . Aujourd’hui très étendue et fortement peuplée, à l’intérieur ds remparts la ville ancienne a gardé tout son charme antique.
Les remparts très épais ont été très bien entretenus et l’on peut s’y promener à pieds et à vélo. Un imposant édifice définit le centre de la ville, c’est la Tour de la Cloche. Elle fut construite en 1381 au début du règne de la dynastie MING, et elle est l’emblème de XI’AN. La ville, très peuplée, est vivante.
La circulation y est intense et bruyante, bien que les scooters soient électriques. Quelle effervescence !!! Nous faisons une halte dans le quartier musulman. Il y a une très forte communauté musulmane, descendue des marchands persans et arabes qui s’installèrent dans le pays.
Cette communauté musulmane, établie depuis plus de 1250 ans, gère ses écoles, magasins, restaurants et mosquées . De style chinois la Grande Mosquée est l’une des plus grandes et des mieux préservées du pays. Elle est est surprenante et très élégante. La rue, piétonne dans ce quartier, embaume des odeurs de cuisine salée, sucrée, et nous met en appétit. Devant chaque échoppe, des employés préparent, cuisinent des mets délicats.

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Des boutiques sont pleines d’une clientèle avertie ( préparations de la fête Nationale ). Les rues adjacentes sont toutes aussi très animées. L’activité culinaire et commerciale est intense et très attractive. On aurait envie de goûter à tout!!! Nous terminons notre journée par la visite de la Pagode de l’Oie sauvage. Magnifique édifice, haute de 64m, qui fut construite en 652 sous la dynastie TANG. Non loin de là, nous visitons un atelier de calligraphies.

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Chacun s’y essaie , mais ce n’est pas une heure que l’on réussit à maîtriser les caractères chinois. Notre visite , éclair, de XI’AN s’achève. Direction la gare. Gare super moderne !!! Elle vient tout juste d’être opérationnelle. Les trains à grande vitesse , aux lignes très épurées, sont bien alignées et donnent une allure assez futuriste, et de rigueur . Ville trépidante, XI’AN a su garder son âme d’ancienne capitale tout en regardant vers un futur qui lui permet de bénéficier des progrès architecturaux d’aujourd’hui.

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L’Armée en terre cuite de QIN SHIHUANGDI

L’Armée en terre cuite de QIN SHIHUANGDI


Article by Viviane Garrel

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1) Découverte : le 29 mars 1974, lors d’un creusement d’un puits, des cultivateurs du village de Xiyang, dans le district de Lintong, ont « réveillé » par hasard cette armée souterraine de 2000 ans . Une équipe archéologique commence son travail dès le 17 juillet 1974. Fin avril 1979, la construction du grand hall sur l’emplacement de la fosse n°1 est terminée. Le 1er octobre 1979, le musée des Guerriers et Chevaux en terre cuite de Qin Shihuangdi est ouvert au public. S’en suivent les découvertes des 2 autres fosses en 1976.

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2) Armée Qin en terre cuite en ordre de bataille. Les 3 fosses des guerriers et chevaux en terre cuite occupent une superficie de 20000m2. Selon les archéologues, ces 3 fosses livrent environ 8000 guerriers et chevaux . Elles sont toutes aménagées en galeries souterraines de bois et de terre. Le procédé : on creuse d’abord une grande fosse profonde de 5m, on y construit parallèlement des murs porteurs le long desquels sont installés des contreforts pour soutenir des poutres. Au dessus, on pose des traverses de bois couvertes de terre de remblai. Le sol de ces tunnels est pavé de briques. Ces sapes mesurent 3,2m de haut. Une fois les guerriers et chevaux en terre cuite posés dedans, les entrées de galeries sont fermées. La 1ère fosse est occupée par l’infanterie et des chars. La seconde enferme des fantassins , des chars, des cavaliers, et des albatriers. La dernière abrite le quartier général. Toutes les 3 symbolisent la garde impériale dans l’au-delà.

3) La fabrication des statues . On façonne d’abord les pieds et les jambes sur un socle carré, on enroule le colombin pour former le corps creux, la tête et les bras sont ajoutés après. Les t^tes et les bras sont moulés d’abord en série, on les individualise ensuite par les sculptures. Pour fabriquer les chevaux, tête, cou, corps, pattes et queue sont façonnés séparément , on les assemble ensuite et on les sculpte enfin. Après un séchage à l’ombre, les statues sont posées dans des fours où la température peut atteindre 950 à 1050°C. Les couleurs sont appliquées après la cuisson. Certaines inscriptions sur des statues nous mentionnent le nom des potiers.

4) La restauration . La restauration des statues exige un travail scientifique et rigoureux. Si la restauration est difficile, la protection de ces objets archéologiques constitue un travail primordial, notamment la protection des couleurs sur les statues. Pour protéger les couleurs, on mélange le PEG 200 et du polyuréthane pour obtenir un lait spécial qui est pulvérisé et injecté sur les statues, et les couleurs sont finalement bien conservées.

Les fosses de l’armée en terre cuite de l’empereur QIN SHIHUANGDI sont très riches. Le site devient le plus grand centre de recherches sur l’histoire des QIN .