La parution du nouveau numéro 219 de la revue ELA – Études de linguistique appliquée, consacré à la lexicographie franco-chinoise (hommage à Jean Pruvost et Jianhua Huang) :https://www.klincksieck.com/livre/9782252048894/etudes-de-linguistique-appliquee-n3-2025 Remerciements particuliers au directeur de la revue, Jean Pruvost, ainsi qu’à Danh-Thành Do-Hurinvillle et Huy-Linh Dao, pour leur accompagnement éditorial dans ce travail. Comité scientifique ayant contribué […]
Qui est prêt à partager avec moiaussi bien mes moments de bonheurque mes instants de tristesse ? La vie est si longue, je voudrais que tu sois témoin de mon parcours. 谁在最快乐与难过的时候愿意与我一起分享? 日子那么长,想要你见证我成长。
既然不是仙,难免有杂念! 人生何其短,何必苦相念? Puisque nous ne sommes pas des immortels,Il est naturel d’avoir parfois l’esprit rebelle.La vie est si brève, fragile et passagère,À quoi bon se tourmenter et nourrir la chimère ?
Seul un destin profond peut nous faire emprunter encore et encore le même chemin,revenir sans cesse dans la même ville,et revoir, toujours, la même personne.Car en réalité, pour certains êtres, le simple fait de les rencontrer est déjà un signe du destin. 只有很深很深的缘分,才能在同一条路上,走了又走, 同一座城市,去了又去, 同一个人,见了又见! 其实,有些人,光是遇见,就是上上签。
Dans ces jours où nous ne nous contactons plus, est-ce que nous rivalisons à qui est le plus impitoyable, ou bien est-ce que nous souffrons en silence l’un pour l’autre ? 彼此不联系的日子, 我们是在互相比心狠, 还是互相心疼?
Je t’ai dit tant de choses… mais tu n’en as cru aucune.La seule que tu as prise pour vraie, sans l’ombre d’un doute,c’est celle où je t’ai dit : « Je ne t’aime pas. »Heureusement que le manque est silencieux…car s’il avait une voix, il serait assourdissant. 我说那么多话,你都不信,唯独一句 “我不爱你”,你却深信不疑。幸亏思念无声,否则震耳欲聋。
L’amour est étrange. Certaines personnes qui ne s’aiment qu’à 1 % prétendent s’aimer à 100 %, tandis que d’autres, qui s’aiment à 100 %, n’osent même pas admettre 1 % de cet amour.
Pour qui s’épanouit la beauté de la sirène ? 人鱼的美 为谁绽放? by @imagesdechine.com Sirène et danseuse : CHEN Jie. 沧海明月高照,Cānghǎi míngyuè gāo zhào,Dans la vaste mer, la brillante lune s’élève lentement. 鲛人泣泪皆成珠;jiāo rén qì lèi jiē chéng zhū;Les larmes des sirènes se transforment en perles sous son éclat. 蓝田红日和暖,lántián hóng rì hé nuǎn, Le chaud […]
[Français]Appel à contributions(Français – Anglais) Colloque international Approche interdisciplinaire des unités phraséologiques (UP) dans les langues du monde Linguistique – TAL & IA – Traduction – Littérature 12-15 mars 2025 Institut National des Langues et Civilisations Orientales 65 rue des Grands Moulins, 75013 Paris site : https://aiup.sciencesconf.org/ Chères toutes et chers tous, Suite au symposium […]
L’ethnie Dai est l’une des 56 minorités nationales que compte officiellement la Chine, installée principalement dans le sud de la province du Yunnan. Leur religion est le bouddhisme. Les Dai sont des danseurs et chanteurs exceptionnels.
La danse du paon est une danse folklorique traditionnelle qui décrit la beauté et le mouvement des paons.
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Le paon en tant que totem du peuple Dai, est un élément essentiel des aspects culturels et spirituels du peuple Dai. La danse du paon,la plus célèbre et traditionnelle parmi les danses folkloriques du peuple Dai, est particulièrement répandue à Ruili, Luxi situé dans la préfecture autonome de Dehong Dai et Jingpo, Mengding, Mengda, Jinggu Dai et le comté autonome de Yi, le comté autonome de Cangyuan Va et les autres régions d’habitation du peuple Dai.
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Il existe deux types différents de la danse traditionnelle du paon du groupe ethnique Dai en Chine. L’une est la danse du paon avec le port d’un support lourd en bambou, soie et autres matériaux qui imitent la plume d’étirement d’un paon. Un seul support peut peser jusqu’à 20 kilos et sera fixé au dos et à la taille de l’artiste. L’autre est la « danse du paon sans armes ». Les interprètes n’ont pas besoin de porter de support lourd. Les tambours à pied d’éléphant, les gongs et les cymbales sont les instruments d’accompagnement habituels de la danse du paon.
Vidéo by imagesdechine.com – danseuse Lian CHEN
La danse du paon du groupe ethnique Dai a une très longue histoire et est étroitement liée à leur culture ethnique distinguée. Toute occasion de festival ou célébration telle que le festival annuel de l’eau et le festival de fermeture / ouverture de la porte est accompagnée de la danse du paon, pour exprimer la joie et le bonheur.
Dans la situation actuelle où la phraséologie est devenue une discipline indépendante au sein de la linguistique, il est nécessaire d’aborder l’importance de la métaphraséologie (théorique) et de la phraséologie appliquée. Linguistes, lexicologues, phraséologues et (méta)phraséographes sont invités à collaborer et à faire avancer la réflexion sur cette discipline de la phraséologie. Quatre axes sont proposés dans ce symposium pour renforcer la discipline : Thème 1 : Métaphraséologie (théorique) Thème 2 : Phraséologie appliquée : phraséotraductologie, phraséodidactique, (méta)phraséographie, défigement Thème 3 : Phraséologie contrastive ou phraséoculture Thème 4 : Corpus ou ressources phraséologiques pour le traitement du langage naturel (TAL) Mots clés : Métaphraséologie, linguistique appliquée, phraséologie, linguistique de corpus
Langue de communication : français ou anglais Modalité de soumission : Nous invitons les intervenantes et intervenants à soumettre un résumé 2 pages maximum soit environ 500 mots ou 3000 caractères avec la bibliographie, ainsi qu’un court résumé en anglais (15 lignes) (si l’argumentaire n’est pas en anglais). La soumission se fait uniquement via la plateforme : https://aila2023.sciencesconf.org/browse/author?authorid=858271 ou sur https://aila2023.fr/call-for-papers/
Calendrier prévisionnel de l’appel : Avril 2022 : lancement de l’appel à communication individuelle, la plateforme de soumission sera disponible en ligne dans quelques semaine Juin 2022 : fermeture de l’appel ; Juillet 2022 : réponse à l’appel ;
Coordinatrice : Lian CHEN, docteure en Sciences du Langage à Cergy Paris Université – laboratoire LT2D
Vous trouverez la fiche d’appel à contribution et de feuille de style à soumettre en pièce jointe. Pour toute question vous pouvez vous adresser à : loselychen@gmail.com
Nous vous serions extrêmement reconnaissant si vous pouviez diffuser sur votre site et réseaux sociaux l’appel à contribution.
Argument : In the current situation where phraseology has become an independent discipline within linguistics, it is necessary to address the importance of metaphraseology (theoretical) and applied phraseology. Linguists, lexicologists, phraseologists, and (meta)phraseographer are invited to collaborate and advance thinking on this discipline of phraseology. Four axes are proposed in this symposium to strengthen the discipline: Theme 1: Metaphraseology (theoretical)
Theme 3: Contrastive phraseology or phraseoculture
Theme 4: Corpus or phraseological resources for natural language processing (NLP) Keywords: Metaphraseology, applied linguistics, phraseology, corpus linguistics
Provisional call calendar: April 2022: call launch for individual papers, the submission platform will be available online in a few weeks June 2022: close of call July 2022: response to call
Coordinator: Lian CHEN, PhD in Language Sciences at Cergy Paris University – LT2D laboratory.
Please find attached the call for papers and style sheet to be submitted. For any questions you can contact: loselychen@gmail.com
We would be very grateful if you could share this call for papaer to your colleagues and appropriate industry contacts.
Lian CHEN 陈恋, docteure en Sciences du langage à Cergy Paris Université ; enseignante de CLE à La Rochelle Université.
Participants (par ordre alphabétique)
Amélie QIAO VIMENET 乔美丽 : DAEU A (diplôme d’accès aux études universitaires option littéraire), Licence 1 en Langues Etrangères Appliquées Anglais-Chinois à La Rochelle Université.
Charly VILLAIN 韦夏里 :MBA1 Wines&Spirits Marketing and International Trade à l’Académie Internationale des Vins en Alsace ; Master 2 en Langues, cultures, affaires INTERNATIONALES – La Rochelle Université ; Master 2 en Master de Traduction et d’Interprétation – Beijing Language and Culture University
Lan ZHANG 张澜 :Master 2 en Didactiques des langues et ingénierie pédagogique numérique (DILIPEM) – Université Grenoble Alpes.
Mengjiao YU 于梦娇 :L3 en LEA anglais-chinois- Universite Grenoble Alpes ; M1 en International Marketing and Business Development(Skema) – Skema Business School.
Organisation
Introduction du projet :
L’objectif principal de ce projet est de mettre en valeur la diversité des langues enseignées à l’INALCO et de créer une synergie entre les enseignants-chercheurs de l’équipe PLIDAM (EA 4514), en particulier les axes 3 (Lexique et traduction : quelle didactique ?), 4 (Littérature et culture en didactique des langues) et 5 (Développement et pratique d’outils numériques). Fondé sur la traduction ou la re-traduction d’un texte classique de la littérature française, Les Fées de Charles Perrault (1697) vers des langues ou variétés de langues plus ou moins diffusées, il se composera de plusieurs volets successifs :
1) TRADUCTION LITTÉRAIRE Chaque participant/e se chargera d’un domaine linguistique précis. Idéalement, le travail serait réalisé dans le cadre d’un enseignement, avec un groupe d’étudiants. Les traductions devraient être prêtes avant le 14 juillet 2022.
2) LECTURE PUBLIQUE Le 30 septembre 2022, à l’occasion de la Journée mondiale de la traduction, nous organise- rions une série de lectures multilingues avec nos étudiants, dans un jardin public de Paris ou dans une salle de théâtre.
3) COLLOQUE Nous partagerions nos expériences dans le cadre d’un colloque qui pourrait avoir lieu au début de l’année 2023, afin d’évoquer les enjeux de la traduction littéraire dans nos enseigne- ments et de croiser nos regards sur les aspects linguistiques, culturels, stylistiques et pragmatiques du travail accompli.
4) PUBLICATION Les actes contiendraient les communications présentées lors du colloque, ainsi que les traductions (textes imprimés et fichiers audio préparés avec la participation de locuteurs natifs).
Les fées
Charles Perrault
version modernisée (1902) ; texte établi par Pierre Féron
Il était une fois une veuve qui avait deux filles : l’aînée lui ressemblait si fort d’humeur et de visage, que, qui la voyait, voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses, qu’on ne pouvait vivre avec elles. La cadette était le vrai portrait de son père pour la douceur et l’honnêteté. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée et, en même temps, avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse. Il fallait, entre autres choses, que cette pauvre enfant allât, deux fois le jour, puiser de l’eau à une grande demi-lieue du logis, et qu’elle en rapportât plein une grande cruche. Un jour qu’elle était à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire.
« Oui dà, ma bonne mère, » lui dit la jeune fille ; et, rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l’eau au plus bel endroit de la fontaine et la lui présenta, soutenant toujours la cruche, afin qu’elle bût plus aisément. La bonne femme, ayant bu, lui dit : « Vous êtes si bonne et si honnête, que je ne puis m’empêcher de vous faire un don ; car c’était une fée qui avait pris la forme d’une pauvre femme de village, pour voir jusqu’où irait l’honnêteté de cette jeune fille. Je vous donne pour don, poursuivit la fée, qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une fleur, ou une pierre précieuse. » Lorsque cette fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine. — « Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d’avoir tardé si longtemps ; » — et, en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux roses, deux perles et deux gros diamants. — « Que vois-je là ! dit sa mère tout étonnée ; je crois qu’il lui sort de la bouche des perles et des diamants. D’où vient cela, ma fille ? » (Ce fut là la première fois qu’elle l’appela sa fille). — La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de diamants. — « Vraiment, dit la mère, il faut que j’y envoie ma fille. Tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur, quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d’avoir le même don ? Vous n’avez qu’à aller puiser de l’eau à la fontaine, et, quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement. — Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine ! — Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l’heure. » Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau flacon d’argent qui fût dans le logis. Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine, qu’elle vit sortir du bois une dame magnifiquement vêtue, qui vint lui demander à boire. C’était la même fée qui avait apparu à sa sœur, mais qui avait pris l’air et les habits d’une princesse, pour voir jusqu’où irait la malhonnêteté de cette fille. — Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vous donner à boire ! Justement j’ai apporté un flacon d’argent tout exprès pour donner à boire à Madame ? J’en suis d’avis : buvez à même si vous voulez. — Vous n’êtes guère honnête, reprit la fée, sans se mettre en colère. Eh bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu’à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent, ou un crapaud. » D’abord que sa mère l’aperçut, elle lui cria : Eh bien ! ma fille ! — Eh bien ! ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères et deux crapauds. — Ô ciel, s’écria la mère, que vois- je là ? C’est sa sœur qui en est cause : elle me le paiera ; et aussitôt elle courut pour la battre. La pauvre enfant s’enfuit et alla se sauver dans la forêt prochaine. Le fils du roi, qui revenait de la chasse, la rencontra et, la voyant si triste, lui demanda ce qu’elle faisait là toute seule et ce qu’elle avait à pleurer ! — « Hélas ! Monsieur, c’est ma mère qui m’a chassée du logis. » — Le fils du roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six perles et autant de diamants, la pria de lui dire d’où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Le fils du roi considérant qu’un tel don valait mieux que tout ce qu’on pouvait donner en mariage à une autre, l’emmena au palais du roi son père, où il l’épousa. Pour sa sœur, elle se fit tant haïr, que sa propre mère la chassa de chez elle ; et la malheureuse, après avoir bien couru sans trouver personne qui voulût la recevoir, alla mourir au coin d’un bois.